- 1Cerner le problèmeLe motif exact et l'article
- 2Réunir les dossiersTribunal, police, santé, immigration
- 3Choisir le recoursRéadaptation, PST, ARC ou rétablissement
- 4Tout divulguerNe jamais cacher les problèmes passés
- 5Répondre aux préoccupationsLettre d'équité procédurale ou audience
Aperçu
Être interdit de territoire signifie que le droit canadien de l'immigration ne vous permet pas d'entrer au Canada ou d'y rester. Les agents en décident lorsque vous demandez un visa ou une autorisation de voyage électronique (AVE), lorsque vous arrivez à un point d'entrée et pendant votre séjour au Canada. Si vous êtes interdit de territoire, on peut vous refuser un visa ou une AVE, vous refuser l'entrée ou vous renvoyer.
Les motifs figurent aux articles 34 à 42 de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés (LIPR). Les recours sont répartis entre la LIPR et le Règlement sur l'immigration et la protection des réfugiés (RIPR).
- Interdiction de territoire après une conclusion de fausses déclarations
- 5 ans
- Peine d'emprisonnement maximale au Canada (ou plus) qui fait d'une infraction une grande criminalité
- 10 ans
- Pour demander le rétablissement d'un statut temporaire perdu
- 90 jours
- Durée maximale d'un permis de séjour temporaire
- 3 ans
L'erreur que la plupart des gens commettent
Cacher un problème en crée un deuxième. Omettre dans un formulaire un refus, une accusation ou un renvoi antérieur peut constituer une fausse déclaration au sens de l'article 40 de la LIPR, ce qui ajoute 5 ans d'interdiction de territoire. Divulguez tout et réglez le problème au moyen du recours prévu par la loi.
Pour qui
Ce programme vous convient si
- Vous avez une condamnation, une accusation ou une arrestation n'importe où dans le monde, y compris pour conduite avec facultés affaiblies.
- IRCC vous a déjà refusé une demande, ou a conclu que vous avez fait une fausse déclaration.
- Vous avez dépassé la durée de votre séjour, travaillé ou étudié sans autorisation, ou perdu votre statut au Canada.
- Vous avez été renvoyé du Canada, ou avez reçu une mesure d'interdiction de séjour, d'exclusion ou d'expulsion.
- IRCC vous a indiqué qu'un problème de santé pourrait entraîner un fardeau excessif pour les services de santé ou les services sociaux.
Envisagez une autre option si
- Vous avez seulement besoin des notes de votre dossier ou des motifs d'un refus. Notes du SMGC
- Vous avez reçu une lettre d'équité procédurale et devez y répondre. Lettres d'équité procédurale
- Vous avez une enquête devant la Section de l'immigration. Enquêtes sur l'interdiction de territoire
- Vous voulez faire appel d'une mesure de renvoi devant la Section d'appel de l'immigration. Section d'appel de l'immigration
Motifs d'interdiction de territoire
| Motif | Ce qu'il vise | Article |
|---|---|---|
| Sécurité, atteinte aux droits humains ou internationaux, sanctions, criminalité organisée | Espionnage, terrorisme, crimes de guerre, être visé par certaines sanctions internationales, appartenance à des organisations impliquées dans ces activités ou dans le crime organisé | LIPR, art. 34, 35, 35.1 et 37 |
| Grande criminalité | Une infraction punissable au Canada d'une peine maximale d'au moins 10 ans, ou une peine de plus de 6 mois infligée au Canada | LIPR, par. 36(1) |
| Criminalité | Une infraction punissable par mise en accusation, ou deux infractions découlant de faits distincts, au Canada ou à l'étranger | LIPR, par. 36(2) |
| Motifs sanitaires | Un danger pour la santé ou la sécurité publiques, ou un fardeau excessif pour les services de santé ou les services sociaux | LIPR, art. 38 |
| Motifs financiers | Être incapable de subvenir à vos besoins et à ceux des personnes à votre charge, ou ne pas vouloir le faire, sans recourir à l'aide sociale | LIPR, art. 39 |
| Fausses déclarations | Faire une présentation erronée sur un fait important, ou réticence sur ce fait, ce qui pourrait entraîner une erreur dans l'application de la Loi | LIPR, art. 40 |
| Manquement à la Loi | Enfreindre une disposition de la Loi, par exemple en dépassant la durée de séjour ou en travaillant sans permis | LIPR, art. 41 |
| Membre de la famille interdit de territoire | Un membre de la famille qui vous accompagne est interdit de territoire (pour les résidents temporaires, seulement pour des motifs de sécurité, d'atteinte aux droits humains, de sanctions ou de criminalité organisée) | LIPR, art. 42 |
Deux règles surprennent bien des gens. D'abord, une infraction qui peut être poursuivie par procédure sommaire ou par mise en accusation au Canada est considérée comme punissable par mise en accusation aux fins de l'immigration, même si elle a été poursuivie par procédure sommaire (LIPR, al. 36(3)a)). Ensuite, les condamnations à l'étranger sont comparées à l'infraction canadienne comme si elles avaient eu lieu au Canada.
Criminalité et réadaptation
Des crimes allant du vol mineur à la conduite avec facultés affaiblies peuvent vous rendre interdit de territoire. Selon l'infraction, le temps écoulé depuis l'infraction et votre conduite depuis, vous pourriez tout de même entrer si vous êtes présumé réadapté, si votre demande de réadaptation individuelle a été approuvée, si vous détenez une suspension du casier valide ou si vous avez un PST.
| Situation | Réadaptation présumée | Demande de réadaptation possible |
|---|---|---|
| Une condamnation pour une infraction punissable par mise en accusation au Canada, peine maximale de moins de 10 ans | 10 ans après la fin de la peine | 5 ans après la fin de la peine |
| Une infraction commise mais sans condamnation, punissable par mise en accusation au Canada, peine maximale de moins de 10 ans | 10 ans après la perpétration de l'infraction | 5 ans après la perpétration de l'infraction |
| Infraction passible d'une peine maximale de 10 ans ou plus au Canada (grande criminalité) | Non offerte | 5 ans après la fin de la peine ou la perpétration de l'infraction |
| Deux infractions ou plus qui seraient punissables par procédure sommaire au Canada | 5 ans après que les peines ont été purgées | 5 ans après que les peines ont été purgées, si vous n'êtes pas présumé réadapté |
- La peine comprend la probation, les amendes et les interdictions de conduire. Les 5 ans commencent à la fin du dernier élément, par exemple à la date du paiement de la dernière amende.
- La réadaptation présumée est soumise à des conditions supplémentaires strictes, comme l'absence d'autres condamnations pendant les périodes visées. Un agent doit être convaincu que vous les remplissez toutes.
- La réadaptation individuelle est accordée par le ministre ou son délégué. Vous devez démontrer que vous êtes réadapté et qu'il est très peu probable que vous commettiez d'autres crimes. Le traitement des demandes peut prendre plus d'un an.
- Si vous avez besoin d'une AVE, demandez d'abord la réadaptation et attendez la décision. Si vous avez besoin d'un visa, vous pouvez présenter les deux demandes ensemble.
- Les condamnations au Canada exigent une suspension du casier de la Commission des libérations conditionnelles du Canada. La réadaptation accordée par IRCC ne les vise pas.
- Les accusations retirées ou rejetées, ou qui ont abouti à une absolution au Canada, ne vous rendent pas interdit de territoire. À l'étranger, elles pourraient le faire; apportez donc les dossiers judiciaires.
Conduite avec facultés affaiblies
Des peines plus sévères sont entrées en vigueur au Canada le 18 décembre 2018; la conduite avec facultés affaiblies peut donc maintenant constituer une grande criminalité. Dans ce cas, la réadaptation présumée n'est pas offerte. Pour une infraction commise avant cette date, IRCC applique les peines en vigueur à l'époque, et la réadaptation présumée pourrait être possible 10 ans après la fin de la peine.
Motifs sanitaires, motifs financiers et fausses déclarations
L'interdiction de territoire pour motifs sanitaires repose sur trois motifs : un danger pour la santé publique, un danger pour la sécurité publique, ou un fardeau excessif pour les services de santé ou les services sociaux. Le fardeau excessif signifie que les services dont vous avez besoin nuiraient aux délais d'attente au Canada ou coûteraient probablement plus que le seuil de coût fixé par IRCC. Il ne s'applique pas aux réfugiés et aux personnes à leur charge, aux personnes protégées, ni aux époux, conjoints et enfants à charge parrainés.
Avant de refuser une demande pour motifs sanitaires, IRCC envoie une lettre d'équité procédurale. Vous avez 90 jours à compter de la date de la lettre pour envoyer d'autres renseignements, comme des diagnostics à jour, un traitement ou des médicaments moins coûteux, ou pour demander une prolongation. Dans les cas de fardeau excessif, IRCC peut vous inviter à présenter un plan d'atténuation.
L'interdiction de territoire pour motifs financiers s'applique si vous êtes ou serez incapable de subvenir à vos besoins ou à ceux des personnes à votre charge, ou si vous ne voulez pas le faire, et que vous n'avez pas démontré que des dispositions adéquates autres que l'aide sociale ont été prises. Des fonds et un soutien clairs et documentés règlent habituellement la question.
- L'interdiction pour fausses déclarations dure 5 ansÀ compter d'une décision définitive rendue à l'extérieur du Canada, ou de la date d'exécution d'une mesure de renvoi au Canada.
- Aucune demande de résidence permanentePendant ces 5 ans, vous ne pouvez pas demander le statut de résident permanent.
- Droits d'appel limitésUn refus de parrainage pour fausses déclarations ne peut faire l'objet d'un appel devant la Section d'appel de l'immigration (SAI) que si la personne parrainée est l'époux, le conjoint de fait ou l'enfant du répondant.
- Les erreurs de bonne foi se plaident au cas par casRépondez à toute lettre d'équité procédurale avec des documents qui montrent ce qui s'est passé et pourquoi.
Dépassements de séjour, perte de statut et refus antérieurs
Dépasser la durée de son séjour ou travailler ou étudier sans autorisation constitue un manquement au sens de l'article 41 de la LIPR. Si vous avez perdu votre statut parce que votre séjour a pris fin ou que vous avez enfreint certaines conditions, vous pouvez demander son rétablissement dans les 90 jours en vertu de l'article 182 du RIPR, si vous remplissiez les exigences initiales de votre séjour et avez respecté toutes les autres conditions. Les demandes en ligne doivent être soumises avant minuit, temps universel coordonné (UTC), le dernier jour. Vous pouvez rester pendant qu'IRCC prend sa décision, mais vous ne pouvez normalement pas travailler. Un étudiant qui n'est pas resté inscrit ou n'a pas poursuivi activement ses études ne peut pas être rétabli dans son statut.
Le travail ou les études non autorisés ont aussi des conséquences sur les permis futurs. En vertu de l'alinéa 200(3)e) du RIPR, un agent ne peut pas délivrer de permis de travail à une personne qui a travaillé ou étudié sans autorisation, ou qui a enfreint une condition d'un permis antérieur, avant que 6 mois se soient écoulés depuis la fin du travail ou des études non autorisés ou du manquement. L'article 221 prévoit la même règle de 6 mois pour les permis d'études. Il existe des exceptions, par exemple si le travail ou les études étaient non autorisés uniquement parce que vous avez enfreint une condition relative à la durée de votre séjour, au genre de travail, à l'employeur, au lieu de travail ou aux études, ou si un PST vous a été délivré par la suite.
- 1
Obtenir les motifs
Lisez la lettre de refus et la note de décision de l'agent. Pour obtenir le dossier complet, demandez vos notes du SMGC en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels ou de la Loi sur l'accès à l'information.
- 2
Le déclarer
Répondez honnêtement à chaque question sur les refus et les renvois antérieurs, y compris les refus d'autres pays lorsque le formulaire le demande.
- 3
Régler la cause
Répondez à chaque motif avec de nouvelles preuves. La même demande présentée de nouveau sera probablement refusée de nouveau.
- 4
Vérifier vos délais
Le contrôle judiciaire à la Cour fédérale est assujetti à des délais courts, et les consultants en immigration ne peuvent pas y comparaître. La page Besoins d'immigration particuliers explique les options.
Mesures de renvoi et autorisation de retour
Une fois qu'une mesure de renvoi a été exécutée, l'article 52 de la LIPR prévoit que vous ne pouvez pas revenir au Canada sans autorisation, sauf disposition contraire du règlement. Une mesure est exécutée lorsque vous confirmez votre départ auprès d'un agent de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), obtenez une attestation de départ, partez et êtes autorisé à entrer dans votre pays de destination.
| Mesure d'interdiction de séjour | Mesure d'exclusion | Mesure d'expulsion | |
|---|---|---|---|
| Ce qu'elle exige | Partir dans les 30 jours suivant la date à laquelle elle devient exécutoire et confirmer votre départ | Quitter le Canada; une période d'attente s'applique | Quitter le Canada; interdiction permanente de retour |
| ARC nécessaire | Seulement si vous n'avez pas confirmé votre départ auprès de l'ASFC, ou n'êtes pas parti dans les 30 jours, auquel cas la mesure devient une mesure d'expulsion | Pour revenir dans un délai de 1 an (5 ans en cas de fausses déclarations), ou si vous n'avez pas d'attestation de départ | Toujours |
- Un ordre de quitter le Canada n'est pas une mesure de renvoi et n'exige pas d'ARC.
- Présentez votre demande avec une lettre en français ou en anglais expliquant en détail pourquoi vous devriez être autorisé à revenir, ainsi que les frais de l'ARC, habituellement avec votre demande de visa, de permis ou de résidence permanente.
- L'agent tient compte des raisons pour lesquelles la mesure a été prise, du risque de récidive, du temps écoulé, de votre situation et de la raison de votre venue.
- Si l'ASFC a payé votre renvoi, vous devez rembourser les frais de renvoi avant qu'une ARC soit délivrée, sauf si vous aviez moins de 18 ans lorsque la mesure a été prise.
- Vous devez aussi surmonter toute interdiction de territoire. Si vous ne le pouvez pas, un PST peut surmonter temporairement à la fois l'interdiction de territoire et l'exigence d'ARC.
Les résidents permanents, les personnes protégées et les étrangers titulaires d'un visa de résident permanent peuvent habituellement faire appel d'une mesure de renvoi devant la SAI. La SAI doit recevoir l'avis d'appel dans les 30 jours suivant la réception de la mesure. Il n'y a aucun droit d'appel pour des motifs de sécurité, d'atteinte aux droits humains, de sanctions, de criminalité organisée ou de grande criminalité, ce qui signifie, à cette fin, une peine d'emprisonnement d'au moins 6 mois au Canada ou une infraction commise à l'étranger punissable au Canada d'une peine d'au moins 10 ans (LIPR, art. 64).
Permis de séjour temporaire
Un PST (LIPR, art. 24) permet à un étranger interdit de territoire, ou qui ne satisfait pas aux exigences de la Loi, d'entrer au Canada ou d'y rester temporairement. Vous ne devez pas avoir le statut de résident temporaire, et la raison de votre venue doit être assez impérieuse pour, de l'avis de l'agent, l'emporter sur tout risque pour la santé ou la sécurité des Canadiens. IRCC souligne que cela s'applique même si l'interdiction de territoire semble mineure.
- Comment en faire la demandeDe l'extérieur du Canada, il n'existe pas de demande de PST distincte : si vous avez besoin d'un visa, demandez qu'un PST soit envisagé dans votre demande de visa, de permis d'études ou de permis de travail et payez séparément les frais du PST; si vous avez besoin d'une AVE, demandez des instructions à IRCC au moyen de son formulaire Web. Vous pouvez aussi en faire la demande à un point d'entrée. Au Canada, vous présentez une demande papier, seule ou avec une demande de permis de travail ou d'études, et les victimes de la traite de personnes ou de violence familiale ainsi que les personnes qui ont été prises en charge par l'État ont leur propre processus.
- DuréeJusqu'à la date indiquée sur le permis, au plus 3 ans. Il prend fin si vous quittez le Canada sans autorisation préalable d'y entrer de nouveau, et il peut être annulé en tout temps.
- Aucun statut maintenuLes demandeurs, et les titulaires qui demandent un autre PST, ne conservent pas de statut pendant l'attente.
- Travail et étudesAvec un PST valide au moins 6 mois, vous pouvez demander au Canada un permis de travail ou d'études.
- Voie vers la résidence permanenteAprès 3 ans (motifs sanitaires) ou 5 ans (la plupart des autres motifs, mais pas la grande criminalité, la criminalité organisée, la sécurité, l'atteinte aux droits humains ni les sanctions) de résidence continue en tant que titulaire de permis, vous pourriez être admissible à la résidence permanente si aucune nouvelle interdiction de territoire ne survient.
Comment ces dossiers sont habituellement traités
- 1
Cerner le problème exact
Déterminez l'article de la LIPR en cause et l'équivalent canadien de toute infraction commise à l'étranger, avec sa peine maximale.
- 2
Réunir des dossiers complets
Décisions judiciaires, preuve que la peine a été purgée, certificats de police, rapports médicaux, mesures de renvoi, lettres de refus et notes du dossier. Traductions certifiées pour les documents qui ne sont ni en français ni en anglais.
- 3
Choisir le recours
Réadaptation présumée, réadaptation individuelle, suspension du casier, PST, ARC, rétablissement ou demande fondée sur des considérations d'ordre humanitaire. Certains cas en exigent plus d'un.
- 4
Expliquer et appuyer
Rédigez une explication claire, avec des preuves de votre conduite depuis, de vos liens et de la raison de votre venue.
- 5
Répondre à temps
Répondez aux lettres d'équité procédurale dans le délai. Présentez-vous à toute entrevue ou audience.
Une demande fondée sur des considérations d'ordre humanitaire (LIPR, art. 25) peut vous dispenser d'une interdiction de territoire dans le cadre d'une demande de résidence permanente, mais pas pour des motifs de sécurité, d'atteinte aux droits humains, de sanctions ou de criminalité organisée. Au Canada, un agent peut déférer un rapport d'interdiction de territoire à la Section de l'immigration pour enquête (LIPR, art. 44).
Coûts et délais de traitement
| Frais | Montant |
|---|---|
| Réadaptation : criminalité | 246,25 $ |
| Réadaptation : grande criminalité | 1 231,00 $ |
| Permis de séjour temporaire (par personne) | 246,25 $ |
| Autorisation de retour au Canada | 492,50 $ |
| Rétablissement du statut de visiteur | 246,25 $ |
| Rétablissement du statut de travailleur, avec nouveau permis de travail | 401,25 $ |
| Rétablissement du statut d'étudiant, avec nouveau permis d'études | 396,25 $ |
| Frais de renvoi à rembourser, renvoi le 1er avril 2025 ou après : renvoi escorté par avion (sans escorte médicale) | 13 098,96 $ |
| Frais de renvoi à rembourser, renvoi le 1er avril 2025 ou après : sans escorte, escorté autrement que par avion, ou avec escorte médicale par avion | 3 905,28 $ |
| Frais de renvoi à rembourser, renvoi avant le 1er avril 2025 : vers les États-Unis ou Saint-Pierre-et-Miquelon | 899 $ |
| Frais de renvoi à rembourser, renvoi avant le 1er avril 2025 : vers tout autre pays | 1 799 $ |
Le seuil de coût du fardeau excessif fixé par IRCC pour 2026 est de 144 390 $ sur 5 ans (28 878 $ par année). Les frais de traitement de la réadaptation et du PST ne sont pas remboursés si la demande est refusée. Selon IRCC, la réadaptation peut prendre plus d'un an. Aucun délai de traitement en direct n'est affiché sur cette page pour ces demandes.
Motifs de refus courants
| Motif | Ce que cela signifie | Règle |
|---|---|---|
| Demande présentée trop tôt | La réadaptation individuelle exige 5 ans après la fin de la peine complète, y compris la probation et les amendes. | RIPR, art. 17 |
| Mauvaise équivalence | L'infraction commise à l'étranger a été associée à la mauvaise infraction canadienne, ou la peine maximale a été mal interprétée. | LIPR, art. 36 |
| Aucune raison impérieuse pour un PST | Le désir de faire une visite ne suffit pas lorsque vous êtes interdit de territoire. | LIPR, art. 24 |
| Rien n'a changé | Une demande d'ARC qui ne démontre aucun changement de situation a moins de chances d'être accueillie. | Instructions d'IRCC sur l'ARC |
| Délai de 90 jours dépassé | Le rétablissement n'est pas possible après 90 jours, et vous devez partir et présenter votre demande de l'extérieur du Canada. | RIPR, art. 182 |
| Antécédents non déclarés | Omettre un refus, une accusation ou un renvoi constitue une fausse déclaration. | LIPR, art. 40 |
Questions fréquentes
C'est possible. Vous pourriez entrer si vous êtes présumé réadapté, si votre demande de réadaptation individuelle a été approuvée, si vous détenez une suspension du casier pour une condamnation au Canada, ou si vous obtenez un permis de séjour temporaire. L'option applicable dépend de l'infraction, de son équivalent canadien et du temps écoulé depuis la fin de la peine.
La réadaptation présumée n'exige aucune demande : après un délai suffisant, habituellement 10 ans après la peine pour une seule infraction moins grave, vous n'êtes plus interdit de territoire si vous remplissez toutes les conditions. La réadaptation individuelle est une demande sur laquelle se prononce le ministre ou son délégué, possible 5 ans après la fin de la peine, y compris pour des infractions graves.
Depuis le 18 décembre 2018, la conduite avec facultés affaiblies peut constituer une grande criminalité en raison des peines canadiennes plus sévères, et la réadaptation présumée n'est alors pas offerte. Vous pouvez demander la réadaptation 5 ans après la fin de la peine ou demander un PST. Les infractions plus anciennes sont évaluées selon les peines en vigueur à l'époque.
Cinq ans. La période commence à la date de la décision définitive si elle a été rendue à l'extérieur du Canada, ou à la date d'exécution de la mesure de renvoi si elle a été rendue au Canada. Vous ne pouvez pas demander la résidence permanente pendant cette période.
Oui. Une mesure d'expulsion interdit votre retour de façon permanente, sauf si IRCC délivre une ARC. Si l'ASFC a payé votre renvoi, vous devez aussi rembourser les frais de renvoi avant qu'une ARC soit délivrée, sauf si vous aviez moins de 18 ans lorsque la mesure a été prise.
Jusqu'à 3 ans. Il prend aussi fin si vous quittez le Canada sans autorisation préalable d'y entrer de nouveau, et un agent peut l'annuler en tout temps. Il ne lève pas de façon permanente votre interdiction de territoire.
S'il s'est écoulé moins de 90 jours depuis la perte de votre statut, vous pouvez demander son rétablissement, pourvu que vous ayez rempli les exigences de votre séjour et les autres conditions. Après 90 jours, vous devez habituellement partir et présenter votre demande de l'extérieur du Canada. Le travail non autorisé peut aussi retarder de 6 mois un nouveau permis de travail.
Les résidents permanents, les personnes protégées et les titulaires d'un visa de résident permanent peuvent habituellement faire appel devant la Section d'appel de l'immigration dans les 30 jours suivant la réception de la mesure. Il n'y a aucun droit d'appel si vous avez été déclaré interdit de territoire pour grande criminalité, criminalité organisée, sécurité, sanctions ou atteinte aux droits humains.
C'est possible si votre problème de santé constitue un danger pour la santé ou la sécurité publiques, ou s'il coûterait probablement plus que le seuil du fardeau excessif fixé par IRCC. Les époux, conjoints et enfants à charge parrainés, les réfugiés et les personnes protégées sont exemptés de la règle du fardeau excessif. IRCC envoie d'abord une lettre d'équité procédurale et vous donne 90 jours pour y répondre.
Programmes connexes
Sources officielles
Nous avons vérifié cette page auprès de ces sources officielles à la date de révision indiquée ci-dessus. Les règles changent souvent : confirmez auprès de la source officielle avant de présenter une demande.
- IRCC : Raisons pour lesquelles vous pourriez être interdit de territoire au Canada
- IRCC : Surmonter une condamnation criminelle
- IRCC : Personnes reconnues coupables de conduite avec facultés affaiblies
- Guide 5312 d'IRCC : Réadaptation de personnes interdites de territoire au Canada en raison d'activités criminelles antérieures
- IRCC : Interdiction de territoire pour motifs sanitaires
- IRCC : Permis de séjour temporaire, qui peut présenter une demande
- IRCC : Permis de séjour temporaire, comment présenter une demande
- IRCC : Autorisation de retour au Canada, qui en a besoin, avant de présenter une demande et comment la présenter
- IRCC : Rétablir votre statut de travailleur
- CISR : Faire appel de votre mesure de renvoi
- IRCC : Liste des frais
- Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés, L.C. 2001, ch. 27 (articles 24, 25, 33 à 44, 52 et 64)
Cette page fournit des renseignements généraux et ne constitue pas un avis juridique. Aucun résultat en immigration ne peut être garanti. Pour un avis sur votre situation, réservez une consultation avec un consultant autorisé.

